Face à l’épée de Damoclès qui plane sur la démocratie béninoise : un front anti-dictature sur les fonts baptismaux le 02 Mars prochain

Publié le par LE JOURNAL DE L'OPPOSITION BENINOISE TSYB 2011

dictature.jpgLe Bénin traverse une crise politico-électorale sans précédent. La démocratie chèrement acquise en 1990 de hautes luttes à la faveur de l’historique Conférence Nationale des Forces Vives de la nation est enchaînée par des actes et comportements d’une époque révolue. L’image du Bénin sera dans la boue si ça continue comme on le voit aujourd’hui. La gadoue politique dans laquelle certains dirigeants de ce pays ont plongé les compatriotes de feu Monseigneur Isidore de Souza commence par annoncer de mauvais jours. « Nous sommes à un doigt du chaos » s’exclamait un septuagénaire qui s’est surpris éberlué et hébété devant la gravité de la situation. Des voix s’élèvent d’un peu partout pour dénoncer les dérives. Les camps se resserrent, les positions se durcissent, le ton monte négativement, les passions les plus folles, les plus irascibles et les plus belliqueuses se déchaînent et dame guerre s’apprête à s’installer.
Au cœur de la discorde est douillettement assise la Lépi. Tout part d’elle et tout revient à elle. Face à cette situation dangereuse et « enfèrique », il faut arrêter le « diable » dans son évolution. Cliniquement, la situation présente des signes de dictature dans un état peu avancé. Et, comme le mal a pu être diagnostiqué, les spécialistes en la matière prévoient déjà le remède à lui administrer : il s’agit du Front pour le Refus de la Dictature au Bénin (FRDB). Il sera porté sur les fonds baptismaux à la faveur d’un congrès constitutif prévu pour les mercredi 02 et jeudi 06 Mars prochains. Le FRDB vise à jeter les bases d’une nouvelle conférence nationale pour conjurer le mauvais sort et remettre le Bénin politique sur les rails. L’organisation de cette grande messe   de vérités et de réconciliation a déjà reçu la bénédiction de la quasi-totalité des candidats en liste pour la présidentielle de mars prochain, des personnalités fortes de la République, des syndicats, de la société civile ainsi que celle de certains leaders religieux. Le FRDB entend tout mettre en œuvre pour arrêter les élans dictatoriaux qui prennent le pas sur la marche démocratique sagement amorcée par le peuple béninois depuis février 1990 et qui devrait le conduire à la terre promise.
Cette initiative très louable doit être soutenue par tous les démocrates de quelque bord que ce soit pour honorer la mémoire de Monseigneur Isidore de Souza. Nous y reviendrons.

Achille AHOSSINOU
Journal NOUVELLE GENERATION 23/02/11