EDITORIAL: SI LA YAYICRATURE ET LA DICTATURE DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE CONDUISENT LE BENIN A L’IMPASSE LE 06 AVRIL 2011, NOUS DEVONS RETOURNER A UNE CONFERENCE NATIONALE

Publié le par LE JOURNAL DE L'OPPOSITION BENINOISE TSYB 2011

kerekou_desouza-copie-1.jpgBéninoise, Béninois. Dans quelques jours tu es appelé aux urnes par le Chef de l’Etat, le Président Yayi Boni candidat à sa propre réélection et qui malgré sa grande impopularité, fait des pieds et des mains pour se maintenir au pouvoir au péril de la paix civile et des intérêts d’un peuple dont il a perdu la confiance. Tu es appelé ô peuple, à voter avec une LEPI : Liste Electorale Permanente Informatisée qui pourtant est loin d’être achevée. Le Président Yayi Boni le sait bien. Et pourtant il a tout mis en œuvre pour que nous soyons dans cet imbroglio, car cela l’arrange à n’en plus douter ! La Cour Constitutionnelle le sait très bien. Et pourtant elle a décidé qu’il en sera ainsi et elle seule sait le but qu’elle poursuit. En situation normale la loi dit qu’il faudrait au plus tard installer la CENA 120 jours avant le scrutin. Le travail de 120 jours ne peut être fait en 30 jours. Les membres de la CENA actuelle le savent, mais ont accepté d’être installés dans ces conditions là. L’Union fait la Nation et le G13 constituant l’opposition parlementaire et qui ont fait croire au peuple qu’on n’utiliserait pas la LEPI pour les élections de 2011 ont fini par courber l’échine et se soumettre à la dictature de la COUR qui a été jusqu’à enlever à la CENA (et c’est la première fois) le droit de publier les tendances après centralisation des résultats.
-          Que nous prépare-t-on en lieu et place d’élections crédibles et transparentes ?
-            Qu’adviendrait-il au moment du vote lorsque beaucoup de nos citoyens n’auraient pas leurs cartes d’électeurs ? Seront-ils exclus du vote ?
-          Qu’adviendrait-il si des compatriotes dans cette situation refusaient de se laisser priver de leur droit légitime à voter et manifestaient contre leur exclusion du processus entraînant ainsi des perturbations ?
-          Le gouvernement de la yayicrature se préparerait-il à user de sa force de répression contre les citoyens qui réclameraient la jouissance de leur droit de vote ? L’armée qui fête son cinquantenaire est-elle prête à choisir le parti de l’autocratie et à souiller ses mains du sang de nous ses compatriotes qui payons des impôts pour qu’elle puisse avoir les armes et la solde ? Retournerait-elle les armes contre le peuple souverain pour maintenir le dictateur ?
-          L’opposition parlementaire qui a voté la LEPI sans se soucier des conséquences puis dit NON à cette LEPI qu’elle a elle-même votée et qui a fini par accepter d’aller aux urnes avec cette LEPI inachevée croiserait-elle les bras pour laisser Yayi Boni se maintenir au pouvoir pour encore cinq (5) ans contre la volonté du peuple ? 
Dans tous les cas à l’opposition TSYB-2011, nous ne laisserons pas faire et nous nous battrons au sacrifice de nos vies contre la forfaiture en orchestration.
Le Bénin notre pays n'est pas la Côte d'Ivoire. Terre béninoise, Peuple du Bénin, je voudrais t'assurer et te rassurer au nom de TSYB-2011 que quoi qu'il advienne, LA YAYICRATURE DOIT PRENDRE FIN EN 2011.
Si jusqu’au 06 Avril 2011 date de la fin du mandat du Président de la République actuel ; les élections présidentielle n’avaient pas lieu, il est hors de question que monsieur Thomas Boni Yayi reste au pouvoir. Il est également hors de question que le Président de l’Assemblée nationale dont le mandat prendra fin dix-sept (17) jours après celui du Chef de l’Etat assume un quelconque intérim car il n’aura pas le temps d’organiser les élections. De même il est hors de question que le Président de cette Cour Constitutionnelle aux décisions équivoques prétendent venir jouer les arbitres. Enfin, si l’armée osait profiter de la situation pour s’imposer ou imposer qui que ce soit, nous prendrons la rue pour restaurer la souveraineté du peuple quels qu’en soient les risques. Que proposons nous donc ?
Une CONFERENCE NATIONALE qui s’ouvrira le 06 Avril 2011 et qui aura jusqu’au 23 Avril au plus tard pour mettre en place un Haut Conseil de la République chargée de légiférer et un Gouvernement de Salut Public chargé d’expédier les affaires courantes. Toutes les autres institutions de la République à savoir La Cour Constitutionnelle, la Haute Cour de Justice, La Cour Suprême, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, le Conseil Economique et Social… seront suspendues.  Le Haut Conseil de la République et Gouvernement de Salut Public auront au maximum six (06) mois pour accomplir les missions ci après :
     1- POUR LE HAUT CONSEIL DE LA REPUBLIQUE.
- Se substituer à l’Assemblée Nationale dans toutes ses prérogatives dès la fin de sa mandature actuelle et pendant toute la période exceptionnelle de six (06) mois.
-  Exercer dans les limites définies par la Conférence Nationale et pendant la période d’exception de six (06) mois les prérogatives de la Cour Constitutionnelle et de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication.
- Procéder au toilettage de la Constitution et proposer à référendum un nouveau projet de Constitution devant corriger les failles sources des dysfonctionnements constatés.
     2- POUR LE GOUVERNEMENT DE SALUT PUBLIC.
-  Le gouvernement de Salut Public qui sera mis en place devra être dirigé par un Premier Ministre et composé de membres tous à l’intégrité au dessus de tout soupçon. Ni le Premier Ministre, ni aucun autre membre  de ce gouvernement ne seront candidats ni à l’élection présidentielle, ni à l’élection législative et le Haut Conseil de la République y veillera strictement.
-   La mission essentielle du gouvernement sera d’expédier les affaires courantes et d’organiser les élections sous le contrôle du Haut Conseil de la République.
-  Il devra établir une liste électorale consensuelle validée par le Haut Conseil de la République et organiser les élections présidentielles et législatives dans un délai maximum de six (06) mois sur la base de cette liste.
-  Si par toute l’alchimie despotique du pouvoir chaotique du Président Yayi Boni, les élections n’avaient pas lieu jusqu’à expiration de son mandat présidentiel le 06 Avril 2011, nul doute que lui-même, son gouvernement, son cabinet pléthorique et tous les barons de sa mouvance présidentielle devront être systématiquement tenus à l’écart du Gouvernement de Salut Public et du Haut Conseil de la République.
Les élections présidentielles et législatives de 2011 telles qu’elles sont actuellement en cour d’organisation constituent des scrutins de tous les dangers. Mais à titre de solution, le dernier mot devra revenir au peuple pour que la paix soit préservée et la République sauvée des dangers qui la menace et surtout des risques d’affrontements ; tant les divisions sont énormes et les tensions exacerbées. Actuellement vomi par toute la classe politique, par une grande majorité de la société civile et la totalité de la classe ouvrière et des masses laborieuses, ayant perdu la confiance du peuple et condamné à distribué de l’argent pour espérer conserver la faveur de quelques uns, le Président Yayi Boni est devenu si impopulaire que seul son départ du pouvoir pour ramener la concorde entre les compatriotes béninois. Donc le 06 Avril 2011, élection ou pas, Yayi Boni doit partir et il partira. La manière dont il partira dépendra de lui. Il dépendra de lui d’être chassé du pouvoir ou de le remettre tranquillement. Mais le traitement qui lui sera accordé lorsqu’il ne sera plus au pouvoir dépendra également de la manière dont il aura quitté le pouvoir. Si le Président de la République en fin de mandat, Yayi Boni provoque le catastrophe, alors il assumera cette catastrophe lorsqu’il ne sera plus au pouvoir. C’est une promesse que je fais à notre peuple en ma qualité de LEADER de TSYB-2011 !

PAR LE PROFESSEUR ANDOCHE AMEGNISSE

Publié dans Editorial

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